Commentaires de la note de conjoncture de la Banque centrale Malagasy publiée le 10 Mai 2021 en plein covid 19.

D'après le texte publié , le conseil monétaire de la Banque centrale - BFM - va essayer de faire une publication trimestrielle de la directive de la politique monétaire de la Banky Foibe Malagasy . Comme dans tout pays démocratique cette politique monétaire se définit par la gestion optimale des taux de dépôt et de prêt ainsi que le coefficient de réserve obligatoire qui est maintenu chez nous comme étant l'ariary. On sait que ces paramètres sont sensibles aux aléas du marché, à la conjoncture macro économique ainsi qu'aux perspectives d'évolution de l'économie. D'après ce texte durant les trois prochains mois les taux de facilités permanentes (1) seront maintenus aux niveaux actuels malgré la présence de quelques excédents de liquidité en circulation. Pour le conseil de la BFM cette situation ne suscite pas un risque inflationniste qui influera sur le niveau général futur des prix. Cette décision de publier trimestriellement les paramètres déterminant la politique monétaire est une bonne décision car celle-ci montre une volonté de transparence sur la gestion du bien commun du pays qui est la monnaie. La monnaie est un bien spécifique pour un pays et sa valeur dépend du travail fourni aussi bien par un petit paysan qu' un grand entrepreneur ou un salarié quelconque. Chacun de ces agents a besoin de la monnaie pour stocker ses excédents sous plusieurs formes et également financer ses besoins en investissement. Cette volonté de transparence est également une bonne chose pour chacun de ces agents économiques pour leur prise de décision ; donc il faut l'encourager car à l'avenir il sera possible pour chacun d'entre nous d'évaluer la performance d'une politique monétaire mise en œuvre dans notre Pays - " Tsy Tompon-trano mihono intsony manomboka anio ny Malagasy miasa" - ce qui se traduit par : le Malagasy "agent économique" lambda ne sera plus étranger face aux décisions de politique monétaire exécutée dans sa maison Madagascar - Encore faut-il qu'une explication et traduction soient faites pour la compréhension de la grande majorité des citoyens. Remarques : En comparant les valeurs de ces paramètres au début de la gouvernance du feu Président Didier Ratsiraka - paix à son âme - et à la fin de son mandat, il est possible d'évaluer la performance de sa politique monétaire et ses impacts directs sur chacun d'entre nous. Car à force de pratiquer des dévaluations (2) successives de la monnaie durant ses mandats le Régime socialiste, auquel participait le CSR (3) avec tous les partis politiques du temps, n'avait pas cessé d'amputer "macro-économiquement" sur le revenu des agents économiques et cela au grand détriment du pouvoir d'achat de la population malagasy (4) , pour équilibrer les différents budgets de l'époque. Actuellement le COVID 19 et d'autres variants obligent, quid d'une véritable politique de relance économique et l'effectivité d'une Loi de finances rectificative soutenant un développement effectif et durable des Régions ? La balle est dans le camp du Président Andry Rajoelina qui a annoncé en juin 2020 à Fianarantsoa la disponibilité des 1043 milliards d'ariary de Budget pour la relance et de 40 millions de dollars de financement pour les initiatives privées. A cela s'ajoute le soutien aux trois secteurs publics jugés prioritaires selon la déclaration du Président de la République à Fianarantsoa encore ce mois de mai 2021. Les Régions commencent-elles à faire l'objet de centre d'intérêt réel au développement de Madagascar ? Réponse : la teneur de la présente Loi de finances rectificative 2021 (5) nous le confirmera, la responsabilité de l'Assemblée Nationale sous la direction de l' honorable Razanamahasoa Christine première législateure est maintenant aussi engagée quid ? Antananarivo ce 13 mai 2021 Harivelo Aimé Rapelanoro-Rabenja NB : (1) - corridor des taux d'intérêts (2) - Trois à quatre dévaluations au moins ont été effectuées après la sortie de Madagascar de la Zone franc sous le Régime du livre rouge ( boky mena). (3) - CSR : Conseil Supérieur de la Révolution - une institution de la II ème République. (4) - Plus de 65 % de Malagasy vivent dans la pauvreté (5) - LFR : Depuis 2010 la Banque mondiale et le FMI ont recommandé une affectation budgétaire d'au moins 30 % au profit des collectivitës décentralisées î.e Régions et Communes.